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| Découverte des éléments-trace |
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Toute chose nouvelle rencontre le scepticisme. Mais il arrive parfois que les découvertes, comme la vérité, aient la vie dure et finissent par s’imposer d’elles-mêmes, le temps aidant. L’introduction des oligo-éléments (ou éléments-trace) en médecine n’a pas échappé à la règle. Qu’importe…Aujourd’hui, médecins et malades disposent, grâce aux oligo-éléments, d’une thérapeutique dont ni les uns ni les autres ne concevraient qu’elle n’existât pas. Elle a trouvé tout naturellement sa place dans le concert parce qu’elle y manquait. Des recherches originales sont effectuées aussi bien en France, son pays d’origine, qu’à l’étranger. Des congrès internationaux sont consacrés aux oligo-éléments qui, de négligeables naguère, font à ce jour figure d’indispensables. Des thèses, des revues scientifiques, des ouvrages, ressortissant aux disciplines les plus diverses, leur sont régulièrement consacrés… A leur actif, la thérapeutique fonctionnelle, basée sur un ensemble de formules originales dont le lithium fournit un exemple très démonstratif : initialement introduit dans notre gamme en 1953, l’on sait la place qu’il a conquise en thérapeutique psychiatrique et générale. A lui seul, il eût mérité de justifier notre engagement dans la voie que nous avons ouverte, et qui demeure féconde. |
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Déjà en 1830, PREVOST émet l’hypothèse d’un lien entre la survenue du goitre endémique et un déficit en iode. En 1852, CHATIN, partant de nombreux cas cliniques, affirme cette corrélation. En 1894, Gabriel BERTRAND, à l’institut PASTEUR de Paris, démontre l’existence des oligo-éléments : certains métaux à l’état de traces, universellement présents, dans les sols, dans les végétaux et les organismes vivants, jouent un rôle essentiel sur la qualité des premiers comme sur le développement des seconds. En 1912, ce brillant scientifique démontre la nécessité des traces de manganèse pour la croissance normale des cultures de l’Aspergillus Niger. A une concentration en manganèse de 10-9, les premières conidies jaunes apparaissent, mais il faut attendre 10-8 pour obtenir les conidies noires, reproductrices de l’espèce. Ces observations permettent d’établir la loi de la « concentration critique active » qui explique les premières applications thérapeutiques des oligo-éléments. A partir des années 1930, les dosages par spectrographie d’émission mettent en évidence le rôle des déficits en oligo-éléments dans certaines maladies d’animaux d’élevage. L’ataxie néonatale des agneaux, en Australie, est due à un déficit en cuivre chez les brebis ; la maladie des volailles ou « slipped tendon » est attribuée à un déficit en manganèse ; le « mal de la brousse » frappant le bétail en Nouvelle-Zélande est rapporté à un déficit en chrome. L’apparition de maladies plus ou moins sévères liées à des carences en oligo-éléments ont également été observées chez l’homme. Les exemples sont nombreux, un déficit en zinc a été mis en évidence par PRASAD en Iran et en Egypte (1961), une carence en cuivre a été identifiée au Pérou (1964), des apports insuffisants en chrome en Jordanie, Nigeria et Turquie (1979), un déficit en sélénium en Chine (1979). Ainsi, le caractère essentiel des oligo-éléments a été reconnu dès le début du XXe siècle, et les travaux modernes ne font que confirmer et renforcer les hypothèses émises par les précurseurs tels que Gabriel BERTRAND. |
![]() Gabriel BERTRAND ![]() Goitre provoqué par une déficience en iode (Papouasie-Nouvelle-Guinée) ![]() Lésions cutanées liées à la carence en zinc (Afrique du Sud) |
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| de Jacques Ménétrier à Jean Suck |
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Oligothérapie
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