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Il nous arrive parfois de connaître des troubles de santé transitoires et sans gravité mais désagréables : perturbations digestives, épisodes de fatigue ou de convalescence, réactions allergiques, périodes de stress et d’irritabilité ou troubles légers du sommeil, migraines ou céphalées migraineuses, syndromes prémenstruels chez la femme, tendance à la prise de poids, etc …
Ces troubles sont dits fonctionnels lorsque l’on sait d’une part que la maladie n’est ni grave ni sévère, et d’autre part qu’il n’y a pas de lésion ou de séquelle inscrite dans l’organisme. Par conséquent, l’atteinte est seulement due à un dérèglement passager sans gravité, en raison d’un dysfonctionnement métabolique modéré. C’est un diagnostic fait par élimination, de façon empirique.
Une définition de la maladie fonctionnelle a pu être proposée : un dérèglement physiologique réversible de tout ou partie de l’organisme, sans atteinte organique ni trouble métabolique majeur (Table ronde animée par le Pr Wayoff, Synthèse Médicale, n°171, 20 décembre 1981).
Pour la majorité des personnes, les troubles ou dérèglements fonctionnels sont d’une grande banalité, et n’entraînent qu’une gêne passagère. Leur fréquence est élevée : on estime que près de la moitié des motifs de consultations en médecine générale sont fonctionnels. Lorsque de tels troubles débutent, ou sont intenses, ou s’aggravent, il est nécessaire de consulter les professionnels de santé. Lorsque la maladie est modérée et déjà connue, l’expérience des précédents épisodes permet de traiter le trouble de manière différente.
Chez certaines personnes, la répétition ou la chronicité des troubles fonctionnels entraînent une gêne réelle et une demande de soins spécifiques. La répétition et les perturbations importantes sont alors précisément les indices d’une fragilité ou prédisposition particulière à développer une maladie fonctionnelle : d’où la notion de terrain. Ces maladies fonctionnelles peuvent prendre une importance excessive et perturber la vie quotidienne des personnes prédisposées. Cela concerne notamment le terrain allergique, le terrain infectieux ORL, le terrain de dystonie neuro-végétative ou la spasmophilie, et d’autres encore.
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